Une question cash, une réponse qui ne l’est pas moins. Pour les fondateurs de Sinon Virgule, non, la liberté d’entreprendre n’est pas un droit inaliénable. Pour nous qui défendons le concept de l’entreprise contributive, non plus.

Le constat que posent de manière très lucide Joseph Sournac, Lucas Deutsch et Yoan Brazy et qui précède le questionnement sur la liberté d’entreprendre est sans appel, le voici, mot pour mot :
10 000. La France compte aujourd’hui plus de 10 000 startups, soit 10 000 entreprises mettant au monde des produits et services inédits, 10 000 promesses d’emplois futurs et de potentiels relais de croissance rapide, et autant de jeunes entrepreneur·euse·s flamboyant·e·s. Avant de s’en satisfaire, arrêtons un moment le décompte pour faire trois considérations.
Celle tout d’abord, que nous vivons dans un espace saturé, que ce soit d’objets déjà obsolètes, de solutions pour satisfaire des besoins franchement artificiels, de sollicitations marchandes non désirées et d’entités nous promettant une vie plus facile.
Celle également qu’un nombre infime de ces nouveaux nés se consacreront au plus grand défi de l’humanité : préserver et restaurer l’habitabilité du monde.
Celle enfin (et plus grave encore) qu’au-delà de cette indifférence, chaque création aggrave la situation car elle est aussi une destruction. De place, d’énergie, de ressources.
Dès lors, et si l’on accepte enfin une forme d’incompatibilité entre startup nation décomplexée et réponse adaptée à l’urgence écologique, la radicalité suivante s’impose : pour sauver la planète, faut-il abolir la liberté d’entreprendre ?
Si la suite vous intéresse, vous la retrouverez sur Maddyness qui a publié cette réflexion centrale sous forme de tribune – preuve que l’écosystème des startups et le principal média dédié s’ouvrent de plus en plus au sujet.