Lush en quête d’une électronique plus éthique ? Fairphone lui montre la voie. Un type de collaboration à suivre…

Lorsque Bas van Abel a lancé Fairphone en 2013, son objectif n’était pas de concurrencer les grandes fabricants de smartphone, mais de démontrer aux marques de l’électronique grand public qu’une autre voie était possible, notamment pour le sourcing des matériaux et le travail en usine. En effet, ce secteur, pointé du doigt depuis des années par des ONG environnementales, n’est pas particulièrement regardant de la façon dont les minerais sont extraits, et notamment en Afrique où l’extraction nourrit de nombreux trafics et le financement de groupes armés impliqués dans des conflits. Le secteur n’est pas non plus réputé pour assurer de bonnes conditions de travail aux petites mains qui fabriquent les appareils dans les usines chinoises – les scandales à répétition chez Foxconn ont largement fait connaitre les conditions dans lesquelles nos superbes smartphones sont produits – conditions dramatiques pour celles et ceux qui les fabriquent. Et il peut être également critiqué pour pousser des appareils toujours novateurs, rendant le précédent obsolète toujours plus rapidement, contribuant aux tensions sur les métaux dits rares mais aussi sur l’environnement via la fin de vie des produits, pas toujours recyclés dans les règles de l’art. Là aussi, les scandales des exports vers l’Afrique, faisant du continent le dépotoir de l’occident, ont commencé à faire avancer le sujet…

Et Fairphone a certainement contribué à soulever de nombreuses questions dans l’industrie, en particulier en ouvrant des voies d’approvisionnement plus durables notamment sur l’or et le tungstène et en collaborant étroitement avec des fabricants en Chine. La jeune marque a démontré qu’il est possible de fabriquer des appareils plus durables et de façon plus éthique. De même, faisant s’interroger sur le rapport que l’on a avec son téléphone, Fairphone, en proposant des téléphones réparables et modulaires, encourage les utilisateurs à le réparer plutôt qu’à en changer tous les ans.

On peut dire que Fairphone encourage à consommer différemment et aussi les marques à produire autrement. Et aujourd’hui, c’est une marque du secteur des cosmétiques qui se tourne vers Fairphone. Il s’agit de Lush.

Lush, la marque anglaise militante, est connue depuis les années 90 pour ses positions contre la maltraitance animale via l’industrie des cosmétiques, prône les produits frais et le plus naturel possible fait à la main. Et le succès a été au rendez-vous. La marque compte désormais quelques 800 boutiques à travers le monde. Forcément, elle gère une grande logistique, des collaborateurs, sa finance, le tout via des appareils numériques et des logiciels, en utilisant internet et le cloud, comme tout le monde. Sauf que, non contente de travailler sur la nature de ses produits, Lush souhaitait mettre de la cohérence dans son fonctionnement même.

Et c’est l’histoire que raconte Marine Protais, à travers l’interview de Adam Goswell, directeur du département R&D tech de Lush, dans son article pour l’ADN : la marque utilise le numérique comme un moyen d’améliorer ses processus, notamment la diminution des emballages ou l’amélioration du stockage, mais veut en même temps veiller à avoir la meilleure empreinte sociale et environnementale. Mais le numérique ne rime pas vraiment avec sobriété, lorsqu’on utilise la video pour communiquer ou des écrans dans certaines boutiques. S’il est vrai que le chemin vers la cohérence est long, Lush s’y engage. Après avoir cherché des alternatives aux grands du cloud et des software, la marque a souhaité revoir ses appareils notamment en boutique, et notamment ses tablettes. Elle s’est tournée vers Fairphone pour bénéficier de l’expérience de la marque hollandaise.

Pourvu que Fairphone inspire d’autres marques. La clé vers une plus grande responsabilité, pour les entreprises, passe par le fait de revoir en profondeur ses processus, ses approvisionnements, la façon dont elle innove et dont elle communique. Et en cela, la société Fairphone démontre qu’elle peut inspirer les entreprises de tout secteur d’activité….

Vers le site de l’ADN pour l’article complet : https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/lush-numerique-ethique-case-study/

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